louis napoléon bonaparte coup d'état
Les lignards arrivent boulevard Montmartre quand soudain, nous dit un témoin, Granier de Cassagnac « des coups de fusil partent de diverses maisons sur la brigade de Camrobert ». L'un des douze petits prophètes hébreux. Ainsi, dans le Var, les colonnes républicaines, mal armées, furent facilement dispersées par la troupe et il y eut entre 60 et 90 tués en quelques jours. Ils sont aussitôt arrêtés sans avoir appelé le peuple à se mobiliser[47],[52]. Qu’avez-vous fait pour nous depuis 18 mois ? Le 31 mai 1850, les députés limitent le droit de vote (le corps électoral passe de près de 10 millions à moins de 7 millions de votants). Le récit des exactions commises par des insurgés hors de contrôle contre des gendarmes à Clamecy ou à Bédarieux a profité aux partisans de Louis-Napoléon Bonaparte qui invoquent auprès des notables locaux le risque d'un « spectre rouge » et comparent la résistance provinciale à une jacquerie inévitable pour les élections de 1852[47]. Outre le climat de répression et de terreur, la fraude est patente : appel nominatif par deux fois des retardataires pour les rappeler à leur devoir d'électeur ; parmi les électeurs civils qui figurent sur la liste électorale, certains noms sont oubliés ou sont absents de la commune. Quant à la Fondation Napoléon, le chiffre de tués lors du coup d’État et de la répression n'est pas supérieur à 600 victimes[70], la plupart sur les boulevards[61] ainsi que 26 tués et 184 blessés parmi les soldats[65],[61]. Durant l'année 1850, les deux tiers des conseils généraux des départements, sollicités par le gouvernement Hautpoul, se prononcent pour la révision de la Constitution de 1848 afin de permettre au président de la République d'exercer un second mandat. Cette loi, curieusement d’ailleurs, dresse non seulement les laïcs contre les catholiques, mais divise même ces derniers en deux partis, celui de Veuillot et de certains évêques qui auraient voulu démanteler complètement l’Université et ceux qui estiment que la réforme est suffisante. L'appel à la résistance armée de Victor Hugo. Excusez-moi de vous l’apprendre si brutalement, mais j’ai l’honneur de vous remplacer ». Le Prince-Président leur présente un dossier sur lequel est écrit un seul mot au crayon bleu : « Rubicon ». De toute façon, il est totalement exclu que des sommes (on a cité le chiffre de 25 millions !) Voir plus d'idées sur le thème louis-napoléon bonaparte, présidents français, art … Pour Proudhon, ce sont les républicains qui ont précipité le Président vers la réaction[116] tandis que Karl Marx qualifie Louis-Napoléon et ses partisans de « bandits de grands chemins » qui avaient cherché à se perpétuer au pouvoir pour préserver leurs intérêts[120]. Le chiffre des victimes reste néanmoins très éloigné des 5 000 morts des journées de juin 1848[65]. Quel fut le nombre total des morts, militaires et civils, victimes et exécutés, résultant du coup d’Ãtat ? C’est odieux et c’est faux : au contraire les instructions les plus formelles avaient été données de faire l’impossible pour éviter toute effusion de sang. Neveu de lâempereur Napoléon I er, LouisâNapoléon Bonaparte revendique la couronne impériale dès les années 1830.Il est déjà une figure connue en 1848 pour avoir tenté à plusieurs reprises de prendre le pouvoir par la force. Sa mère, Hortense de Beauharnais, est la fille de Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon Ier. pour Napoléon[117] ». Rejeté par les républicains, il doit former, contre son gré, un gouvernement dont les hommes forts sont les monarchistes Odilon Barrot et Alfred de Falloux[4]. Les Français semblent en avoir eu la prescience puisque les 20 et 21 décembre 1851, dernier épisode du coup d’Etat, le plébiscite qu’avait promis Louis-Napoléon lui octroyait les pleins pouvoirs pour dix ans par 7.439.216 oui contre 640.000 non et 36.880 bulletins nuls. Ce soir il porte l’habit avec le grand Cordon et la plaque de la Légion d’honneur. Le 17 novembre, elle est finalement repoussée par 408 voix (la majorité des républicains, les bonapartistes et de nombreux royalistes) contre 338 (la majorité des orléanistes et des légitimistes)[33]. Dans un second temps, après avoir été passif face à l'action répressive de ses partisans[102], Louis-Napoléon délègue en mission extraordinaire trois conseillers d'État, afin de réviser les décisions prises et préparer des mesures de grâce[105]. Un référendum est également prévu afin de demander aux Français de ratifier le nouvel ordre. Penchée sur ces déchirements internes, l’Assemblée se coupait de plus en plus des masses électorales. Dans l'été 1850, les républicains n'avaient de chances ni par l'insurrection ni par l'élection[10] ». Moins d’un an plus tard, le 2 décembre 1852, à la suite d'un autre plébiscite, le Second Empire est établi, Louis-Napoléon Bonaparte devenant « Napoléon III, empereur des Français ». Alain Frerejean, « Le train du président est avancé », « Y a-t-il eu des balles perdues ou le tir d'un provocateur ? Les départements voisins du Var, de la Drôme (acquis aux républicains lors des élections de 1849) et de Vaucluse (le seul ayant voté pour le parti de l'Ordre en 1849) connaissent à leur tour des rassemblements armés qui débouchent sur des affrontements sanglants entre les insurgés républicains et forces de l'ordre[47]. Si Victor Hugo affirme, sans préciser ses sources, que 1 200 Parisiens ont été tués sur les grands boulevards[66], son récit des évènements est contesté par les historiens Louis Girard et Pierre Milza pour qui sa version de la fusillade des grands boulevards, est peu crédible et relève d'une « volonté de diabolisation »[67]. Le coup d’état du 18 brumaire, par lequel Napoléon Bonaparte accède au pouvoir, marque en France la fin de la période du Directoire et, plus généralement, la fin de la Révolution.C’est le début du régime consulaire. Face à la légalité constitutionnelle dont se prévalaient les défenseurs de la République, les bonapartistes opposent le suffrage universel, placé au-dessus de la Constitution, et la confiance directe manifestée par le peuple comme seule source de légitimité[85]. Après avoir encore reporté la date du coup de force du 20 au 25 novembre, Louis-Napoléon la fixe au 2 décembre, jour anniversaire du sacre de Napoléon en 1804 et de la victoire d’Austerlitz en 1805[34]. […] Le bon côté de la médaille c'est que la troupe paraît décidée à agir avec intrépidité, « tout individu pris construisant ou défendant une barricade ou les armes à la main, sera fusillé, « énervés par cette attitude hostile ou goguenarde », « sans en avoir reçu l'ordre et au prétexte de tirs isolés », « règlement de comptes entre le président et l'Assemblée », « dictature de l'Assemblée nationale était imminente », « purement spontanée, sans aucun plan d'ensemble, « 10 jours seulement après l'élimination des derniers nids de résistance », « une chasse à l'homme, avec son cortège de dénonciations et d'exécutions sommaires », « des arrestations massives non seulement dans les départements soulevés, mais sur tout le territoire, « le caractère massif et inique de la répression vint cependant de l'assimilation qui fut officiellement faite de l'insurrection effectivement accomplie à un complot républicain de longue date préparé », « une répression massivement conservatrice tout imprégnée des rancœurs du parti de l'Ordre », « tonalité autoritaire, antirépublicaine et conservatrice », « le souvenir du serment violé, des morts de décembre, des brutalités de la répression », « Vous venez de traverser quelques jours d'épreuve ; vous venez de soutenir en 1851 la guerre sociale qui devait éclater en 1852. On avait reproché à Louis-Napoléon d’avoir violé la Constitution : la décision populaire le délivrait ipso facto de son serment. Affiche des décrets présidentiels du 2 décembre 1851. Bien entendu, enfin, la loi déplaît aux autres confessions religieuses. L’ouvrage tire son titre du coup d'État de Napoléon Bonaparte, le 18 brumaire de l’an VIII. Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte Voir la version abrégée En 1851, le neveu de Napoléon le Grand choisit le 2 décembre, anniversaire du sacre de son oncle et de la bataille d' Austerlitz , pour conduire le coup d'État qui lui permettra de passer du statut de prince-président à … Ainsi, le précédent d'un président devenu empereur rendra impensable, jusqu'en 1962, toute élection du chef de l'État au suffrage universel direct, François Mitterrand comparant avec virulence le général de Gaulle à Napoléon III afin d'instruire le procès des institutions de la Ve République[147]. Se basant sur l'article 68 de la Constitution[51] selon laquelle « toute mesure par laquelle le président dissout l'Assemblée nationale […] est un crime de haute trahison. Mais c’est lui qui dorénavant se présente comme le seul capable de maintenir l’ordre et la stabilité, car, de tous côtés on s’apprête au combat. Aujourd'hui Zilvilrecht de la France remonte à Napoléon. Le coup d'Etat de Napoléon Bonaparte Aujourd'hui Zilvilrecht de la France remonte à Napoléon. Les troupes s’ébranlent à 1 heure et demie de l’après-midi et l’attaque commence à 2 heures. Le 4 novembre 1851 le ministre de l’Intérieur Thorigny donne lecture à la Chambre d’un message du Prince-Président qui demande le rétablissement du suffrage universel en prévision des élections de 1852. La presse fait l'objet d'une nouvelle loi restrictive de liberté avec mise en place d'un système d'avertissement préfectoral. est-ce parce que c’est l’anniversaire du Sacre de Napoléon 1er et de la victoire d’Austerlitz ? Le général Changarnier ameuterait l’armée en faveur de cette combinaison et M. Thiers se chargerait d’y rallier l’Assemblée Nationale. Le bilan de ces journées parisiennes est de 300 à 400 personnes tuées sans compter les soldats[65]. Le 15 mars 1850 passe la loi Falloux sur la réforme de l’Enseignement : elle retire à l’Université le droit exclusif de l’enseignement en autorisant les particuliers à ouvrir des écoles privées dont la plupart vont être créées par le clergé. Si ce n’étaient les troupes qui sillonnent les rues, Paris a gardé dans son ensemble son aspect habituel. Cependant, pour George Sand, d'opinion républicaine, « il y eut terreur et calomnie avec excès, mais le peuple eût voté sans cela comme il a voté. Sur les boulevards la circulation est malaisée, et la troupe a bien du mal à se frayer un passage au milieu des badauds. Louis-Napoléon fait occuper toutes les imprimeries dont l'Imprimerie nationale[40] alors que seuls les journaux favorables à l'Élysée peuvent continuer de paraître[41]. Ses jambes sont un peu courtes pour le buste, si bien qu’il paraît de taille moyenne, mais il ne manque pas de prestance. Les partisans de Louis-Napoléon sont aussi décidés à endiguer toute révolution sociale[102]. Nous ne trouvons d'enthousiasme nulle part. Pour Louis-Napoléon, la manœuvre prive l'ennemi commun de moyen d'action légale[8]. À la suite d'une vaste campagne de pétition recueillant 1 456 577 signatures sur l'ensemble du territoire national (avec une prépondérance de signatures en provenance du Bassin parisien, de l'Aquitaine et du Nord), le duc de Broglie dépose le 31 mai 1851 à l'Assemblée une proposition de loi soutenue par 233 députés pour réviser la Constitution et ainsi rendre rééligible le président de la République. Magnan a donné pour ordre de fusiller sommairement tous les prisonniers, mais la consigne n'est pas systématiquement appliquée[59]. Au début de l'année 1851, la classe politique dans son ensemble, à l'exception des républicains, est convertie à l'idée d'une révision constitutionnelle pour supprimer la clause de non-rééligibilité, le risque de voir Louis-Napoléon se représenter illégalement et remporter la majorité des suffrages populaires étant réel[19],[20]. Code-named Operation Rubicon and timed to coincide with the anniversary of Napoleon I's coronation and victory at Austerlitz, the coup ended in the successful dissolution of the French National Assembly and the subsequent re-establishment of the French Empire the next year. C’est beaucoup ; c’est trop. Il a baissé la tête, un peu honteux du coup ; mais en baissant la tête, il a respiré, content au fond, quoique humilié, « coup d’État du 2 décembre a donné naissance à une légende noire », « les associations ouvrières, en fait des coopératives de production, sont presque toutes dissoutes », « si elles acceptent le patronage des membres honoraires qui les subventionnent, du maire et du curé », « le bien-être du peuple mais ne pas tolérer de sociétés de résistance sous couvert d'œuvres sociales », « en facilitant et familiarisant […] la pratique du vote, ne pouvait que contribuer à l'éducation civique de l'électeur, ce qui se produira en effet peu à peu au long du Second Empire, « dans un gouvernement dont la base est démocratique, le chef seul a la puissance gouvernementale ; la force morale ne dérive que de lui, tout aussi remonte directement jusqu'à lui, soit haine, soit amour, « n'a jamais envisagé la démocratie autrement que s'incarnant dans un chef, « peut-être plus odieux que les autres, car réalisé par un président qui a prêté serment de défendre la Constitution, (...) a permis aux républicains de s'ériger en défenseurs du droit et de faire du coup d'État le mal absolu. Dans ses Mémoires, le coulissier Feydeau note : « La plus belle hausse qui peut-être sera jamais. Ils passeront en France pour soulever la garnison de Lille, réputée Orléaniste, et marcheront sur Paris pour mettre le Comte de Paris, leur neveu, sur le trône ; la Duchesse d’Orléans est paraît-il décidée à accompagner son fils le Comte de Paris pour prendre la Régence. L’opposition se compose principalement des démocrates-socialistes, avec environ 200 représentants dont Ledru-Rollin ; les grands perdants sont les Républicains modérés qui tombent de 500 à 75 sièges, et parmi eux Lamartine et Garnier-Pagès, membres du Gouvernement Provisoire en 1848, n’ont même pas été réélus ! Le coup d'État du 2 décembre 1851 est l'acte par lequel, en violation de la légitimité constitutionnelle, Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République française depuis trois ans, conserve le pouvoir à quelques mois de la fin de son mandat alors que la Constitution de la Deuxième République lui interdisait de se représenter. Le soir les théâtres libérés donnent les spectacles prévus. La loi électorale demeurait à ses yeux temporaire et de toute circonstance. Pour en savoir plus, voir l'article Napoléon III. Les 250 chefs présumés de l'insurrection sont traduits devant un conseil de guerre[97] tandis que 66 députés, dont Victor Hugo (qui s'est déjà enfui à Bruxelles pour un long exil), Schœlcher, Raspail, Edgar Quinet, Adolphe Thiers, Prosper Duvergier de Hauranne, Charles de Rémusat[106] sont frappés de proscription par un décret présidentiel. à cette époque il faut savoir que ce coin de Paris était un enchevêtrement de ruelles étroites et tortueuses. La Princesse Mathilde de son côté a engagé ses bijoux au Mont-de-Piété et a remis à son cousin 4.000 F. La principale commanditaire, c’est certain, est Miss Howard qui a remis à la disposition de son amant 200.000 F. Enfin peut-être que les banquiers Fould ont aussi en partie subventionné l’entreprise, mais on ne peut l’affirmer. Il a jeté les bases pour la banque centrale centralisé, construit l'Arc de Triomphe et introduit le système métrique. Louis-Napoléon comprend que les députés se perdent aux yeux du peuple et il entreprend alors une série de voyages en province où il constate le malaise qui s’instaure dans toutes les couches de la société. La chose est discutable car le texte a été conçu pour assurer la protection de la Constituante et les questeurs voudraient par cette manoeuvre conférer les mêmes pouvoirs au Président de la Législative, en l’occurrence l’Orléanise Dupin, qui a présidé la Chambre sous Louis-Philippe. C’est donc de Suisse qu’en 1836 le futur Napoléon III prépare son coup d’état … Néanmoins les invités sont nombreux pour remplir les salons : beaucoup de militaires, des députés, des financiers, des notables accompagnés de jolies femmes en crinolines aux tons clairs. Maupas fait arrêter les chefs de l’opposition, républicaine ou monarchiste, par les commissaires de police ; seul un refuse, et est arrêté[36]. Louis Napoleon or Napoleon III was elected by a landslide in a fair election in 1848, thanks to support from traditionalists in rural areas. Il est dans la force de l’âge, 43 ans. Le peuple eût résisté à la loi du suffrage restreint et voté envers et contre tout, mais pour qui ? Même si le gouvernement est dévoué à Louis-Napoléon, c'est l'Assemblée nationale qui vote les lois que le gouvernement doit ensuite appliquer. La Deuxième République ne sut pas plus la résoudre, et fut confrontée à une véritable guerre civile lors des journées de juin 1848[2]. Or, en réalité, Carlier paraît acquis à Changarnier : l’opération telle qu’il l’a conçue ne peut qu’amener des troubles et, de plus, les principaux adversaires ne figurent pas sur les listes d’arrestations. Les récits de prises d'armes et de scènes de pillages, de viols et d'assassinats, conclusions souvent de conflits antérieurs mais habilement utilisés ou dénaturés par la propagande de Morny achèvent de les rallier au coup d’État[82]. L'Assemblée haïssait la République plus que lui et, si elle avait pu, elle aurait violé son serment pour mettre au trône, « Le pays, il serait puéril de le dissimuler, le gros du pays s'est félicité du coup d'État du 2 décembre. La ville sera reprise le 13 décembre[81]. Louis-Napoléon Bonaparte use de son côté, largement, de son droit de grâce, souvent à la requête de ses amis saint-simoniens mais aussi à celle de tiers comme son cousin Napoléon Jérôme ou l'écrivain George Sand. Le 10 décembre 1848 le Prince Louis-Napoléon Bonaparte avait été porté à la présidence de la Deuxième république par le suffrage universel, avec une forte majorité, et c’est dans les départements les plus socialistes, Creuse, Haute-Vienne, Saône-et-Loire, Isère, Drôme, que le scrutin lui avait été le plus favorable. L’épilogue aura lieu un an exactement après le coup d’Etat. Les difficultés financières, le renchérissement de la vie, l’augmentation des impôts, l’arrêt des grands travaux, le chômage qui en résulte, entraînent le discrédit de la république. Les éléments clefs du bonapartisme, alliant autorité et souveraineté du peuple, sont ainsi clairement exposés[138] : le régime bonapartiste serait donc autoritaire tout en recherchant l'approbation des masses[139]. La notion de société secrète, assimilée à une source de complot et à laquelle chaque républicain est réputé adhérer, joue un rôle important dans le raisonnement de l'administration et des forces de l'ordre[101]. This bloodless coup d'état overthrew the Directory, replacing it with the French Consulate. Thiers estime que seul le prince de Joinville pourrait succéder au Prince Louis-Napoléon Bonaparte, tandis que les Orléanistes avancent le nom de Thiers. He thus became president of the new Second Republic of France. Peu à peu les salons se vident au moment où Morny, qui a tenu ce soir-là à paraître au théâtre comme si de rien n’était, arrive. Louis-Napoléon commence à conspirer, persuadé que la France veut un Bonaparte pour chasser Louis-Philippe. Des parisiens lisent les affiches des proclamations présidentielles (The Illustrated London News, 1851). nouvelle équipe ministérielle dirigée par Léon Faucher, Clytemnestre hésitant avant de frapper Agamemnon endormi, Parlement(s) : revue d'histoire politique, Documents et articles sur la résistance au coup d’État dans les départements et à Paris, Le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte par Philippe Vigier (1924-1995), La résistance des républicains au coup d'État du 2 décembre 1851, Résultats du plébiscite du 20 et 21 décembre 1851, Texte de la déclaration du 31 décembre 1851, Élections en France sous le Second Empire, ← Élections en France sous la Deuxième République, Élections en France sous la Troisième République →, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Coup_d%27État_du_2_décembre_1851&oldid=180381729, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Portail:France au XIXe siècle/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Politique française/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Toutefois le Président élu n’entrera en fonction que le 2 mai et l’assemblée nouvelle ne pourra valablement siéger avant le 28 mai : par conséquent du 9 mai au 20 mai il y aura deux Présidents et deux Assemblées, ni les uns ni les autres n’étant en exercice ! Engagé parmi les insurgés, le journaliste italien Ferdinando Petruccelli della Gattina est expulsé de France[107]. Si les deux tiers des conseils généraux se rallient à sa cause, les orléanistes de Thiers et Changarnier s’allient à la fraction ouverte de gauche « Montagne parlementaire » pour s'y opposer. En moins d'un an, la Deuxième République va être remplacée par le Second Empire, établi, encore une fois après référendum, par le sénatus-consulte du 7 novembre 1852. Les rumeurs d'un coup d'État fomenté par l'Assemblée ou par Louis-Napoléon se propagent derechef au début de l'année 1851[24] mais c'est à partir de l'échec de la révision constitutionnelle que la certitude d'une épreuve de force, dont l'initiative partirait de l'Élysée, s'impose dans le grand public[23]. Depuis son retour d’Italie, Louis-Napoléon n’a qu’une idée en tête : passer à l’action en France en rééditant le retour de l’île d’Elbe ! Paris est toujours tranquille. Une constitution est en cours d’élaboration. Le mouvement s'étendra dans la région jusqu'à la partie occidentale du département de l'Hérault où Béziers est le théâtre d'affrontements sanglants[47]. Dans l'été 1850, les républicains n'avaient de chances ni par l'insurrection ni par l'élection, « Mes amis les plus sincères, les plus dévoués ne sont pas dans les palais, ils sont sous le chaume ; ils ne sont pas sous les lambris dorés, ils sont dans les ateliers et dans les campagnes, « l'élu de 6 millions de suffrages exécute les volontés du peuple et ne les trahit pas, « Louis-Napoléon aurait, de beaucoup, préféré, une prolongation légale de ses pouvoirs […] mais la solution légale étant impossible, il se résolut au coup d'État », « le système fondé par le Premier Consul », « toute mesure par laquelle le président dissout l'Assemblée nationale […] est un crime de haute trahison. Il avait ainsi exposé sa conception de la démocratie césarienne quelques années plus tôt dans des Idées napoléoniennes où il écrivait que « dans un gouvernement dont la base est démocratique, le chef seul a la puissance gouvernementale ; la force morale ne dérive que de lui, tout aussi remonte directement jusqu'à lui, soit haine, soit amour[137] ».