apostasie islam sounnah


Selon Khaled Abou El Fadl, les musulmans modérés (en) ne croient pas que l’apostasie requiert une peine[23]. Selon Zainah Anwar, directrice de Sisters in Islam[129], la concurrence pour les voix des Malais musulmans entre le parti malais UMNO et le PAS islamiste se traduit par une surenchère identitaire, dont l’islamisation progressive du système judiciaire entamée dans les années 1980 est un des résultats. En 2012, le département d'État américain a affirmé que les manuels scolaires de l'Arabie saoudite comprenaient des chapitres justifiant l'exclusion sociale et le meurtre d'apostats[93]. Au début du XXIe siècle, un mouvement apostat non organisé a commencé à émerger en Inde, généralement parmi les jeunes femmes et hommes musulmans (dans la vingtaine ou la trentaine) bien éduqués des zones urbaines[168]. Celui qui croyait s’activait à combattre, ce qui est le principe même du djihad et celui qui apostasiait entendait de ce fait à esquiver cette participation au combat (la notion d'objecteur de conscience n'existe pas en islam). De nombreux savants musulmans ont considéré l'apostasie comme un hadd (pluriel : hudud), autrement dit un crime obligatoirement puni en vertu des textes du Coran et de la Sunna[5],[48], bien que cette classification ait été rejetée par les fuqaha hanafites et chaféites[5], ainsi que par certains savants d'autres madahib comme le malikite Abu al-Walid al-Baji (en) et le hanbalite Ibn Taymiyya[49]. En Ouganda les chrétiens anciennement musulmans sont victimes de violences de la part des islamistes[150]. Certaines sources avancent le nombre de 150 000 apostats pour ces dix dernières années, au profit du christianisme[137]. Ainsi, `Ammâr Ibn Yâsir, un des premiers compagnons du Prophète, y fut contraint. », « Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. Tous les compagnons du prophète n'étant pas jugés authentiques ou infaillibles, leurs narrations sont analysées par des imams détenteurs de l'imamat (continuité de la prophétie). islam, croyance, apostasie. Son avocat ayant reçu des menaces de mort, il a refusé de le défendre. Certains oulémas perçoivent dès le IXe siècle la peine de mort pour apostasie comme une règle. Mais, elle oblige toute loi à être conforme à l'islam dont l'interprétation traditionnelle réserve la peine de mort aux musulmans ayant renoncé à leur religion, comme en témoigne l’affaire Abdul Rahman[83]. », « En vérité, ceux qui ne croient plus après avoir eu la foi, et laissent augmenter encore leur mécréance, leur repentir ne sera jamais accepté. islam, croyance, apostasie. ». On le voit signer un traité avec Quraych encore païen, dont une clause précise que rien ne doit empêcher ceux qui le souhaitent de retourner dans la tribu adverse et, partant, de retourner à l'idolâtrie ante-musulmane. La peine de l'apostat ne s'applique pas aux femmes (qui doivent être maintenue à l'isolement, jusqu'à ce qu'elles se repentent et redeviennent musulmane), Malikisme : laisse jusqu'à dix jours pour se rétracter. Selon Abdul Rashied Omar, la majorité des fuqaha contemporains continuent de considérer l’apostasie comme un crime méritant la peine de mort[11]. La constitution afghane appelle au respect des conventions internationales que le pays a signées comme la Déclaration universelle des droits de l'homme dont un article prévoit la liberté de religion. La British Humanist Association et la National Secular Society ont parrainé le lancement de l’organisation et ont soutenu ses activités jusqu'à maintenant[170]. Dans les deux cas, c’est de la mécréance. L’article 1eret l’article 66 du Code pénal des Émirats arabes unis exigent que les crimes relevants des hudud soient punis par la peine de mort[110],[111],[112], par conséquent l’apostasie est passible de la peine de mort aux Émirats arabes unis. Mohamed El-Awa (1993), Punishment in Islamic Law, American Trust Publications, Frank Griffel (2001), Toleration and exclusion: al-Shafi 'i and al-Ghazali on the treatment of apostates, Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 64(03), pp. Apostasie ou bien quitte l'Islam et alle dans ene l'autre la religion li ene péché bien bien grave. En juillet 2015, le ministre de la justice Mustapha Ramid demande la libération d'un détenu pour apostasie, et déclare « Il n’y a aucune loi qui punit les apostats »[142]. On peut donc s'interroger sur le point de savoir si les gouvernements qui intègrent la charia (en fait, la prennent pour source de droit dans cette interprétation particulière) dans leur constitution ne le font pas dans le projet de disposer des potentialités de terrorisme d'État qu'elle recèle. L’apostasie (ridda) est le fait de quitter sa religion pour en embrasser une nouvelle, en l’occurrence ici de quitter l’islam.Le fait de quitter l’islam est considéré comme une des pires fautes pour le musulman : d’une part, il trahit sa nature puisqu’il abandonne la religion de l’innéité (cf. Pour les chiites, cette sunna a été transmise par Mahomet à l'imam Ali et à Fatima Zahra. La loi des Émirats arabes unis considère qu’il s’agit d’un crime et sanctionne l'usage d'Internet pour prêcher contre l’islam ou pour faire du prosélytisme envers les musulmans à l’intérieur des frontières internationales de la nation. Elles contiennent : Les sciences de la sunna sont des sciences d'encyclopédistes qui nécessitent une grande rigueur, à la fois dans la collection des hadiths, mais aussi dans la recherche d'authenticité qui accompagne cette collection. Outre le Conseil central des ex-musulmans de Grande-Bretagne, une nouvelle initiative pour les apostats britanniques, Faith to faithless (en), a été lancée par Imtiaz Shams et Aliyah Saleem (en) au début de l'année 2015[172],[174]. Le développement simultané de deux tendances contradictoires (renforcement du pouvoir des tribunaux islamiques et soutien de la société pour la liberté de religion) est source de conflits[130]. Pour cette même raison, les oulémas (savants) se doivent d'en posséder une connaissance complète, de la même manière qu'ils doivent connaître le Coran par cœur[réf. Un apostat voit son mariage annulé, encourt une peine comprise entre dix jours et trois ans de prison, et entre 5 et 500 Riyals Omanis d'amende[149]. Mais il est vrai que ces dispositions avantageuses sont déjà menacées par le désir d’élever la compétitivité économique nationale[131]. L'apostasie est punie de mort. En novembre 2015, le Conseil central des ex-musulmans de Grande-Bretagne a lancé la campagne sur les médias sociaux #ExMuslimBecause, encourageant les apostats à publiciser leur apostasie et à expliquer pourquoi ils ont quitté l’islam. Des groupes musulmans ont fait des interviews de ces personnes[175],[176]. D’autres embrassèrent l’Islam pour des raisons économiques, d’autres encore furent fascinés et attirés par la puissance des musulmans et d’autres par imitation de leur chef tribal. CFCM Apostasie 2011 1 CFCM Apostasie 2011 2 CFCM Apostasie 2011 3. », « Ainsi dit une partie des gens du Livre: « Au début du jour, croyez à ce qui a été révélé aux Musulmans, mais, à la fin du jour, rejetez-le, afin qu'ils retournent (à leur ancienne religion). Le tribunal de Khartoum lui avait donné trois jours pour abjurer sa foi. ), mais aussi tout acte ou toute parole qui implique la mécréance, comme le fait de nier un "principe ou une croyance fondamentale" de l’islam[5]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ses lois et ses fonctionnaires ne reconnaissent pas la conversion à une autre religion que l'islam. Les partisans ont soutenu qu’il devrait être possible de questionner et de critiquer librement l’islam, les opposants ont affirmé que la campagne était, entre autres choses, haineuse et ont déclaré que les excroissances extrémistes de l’islam étaient injustement assimilées à la religion dans son ensemble[173]. La justice algérienne a condamné, en première instance, le prédicateur à trois mois de prison ferme et une forte amende[85]. Du fait de l'histoire de l'Indonésie, l'athéisme, associé au communisme, est condamnable[116],[117]. Le type d’apostasie que les juristes jugeaient généralement punissable était de nature politique, bien qu’il y ait des divergences d’opinion juridiques considérables à ce sujet[14]. Youtube Islam selon le Coran et la Sounnah IslamSounnah est un site islamique francophone basé sur le Coran et la Sounnah Authentique. Quelle faveur ! Le rejet de l'islam peut être sanctionné par la perte de la citoyenneté. 348-349. Seuls étaient restés musulmans les villes de Médine, La Mecque, Taëf et le village de Djuwâthâ à Bahreïn. Le droit à la liberté de religion est garanti par l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie en 1989, par l’article 36 de la Constitution algérienne qui garantit la liberté de conscience ainsi que par l’article 2 de l’ordonnance no 06-03 garantissant le libre exercice du culte. De plus, certains États islamiques qui n'exécutent pas directement les apostats, facilitent et encouragent parfois indirectement les exécutions extrajudiciaires perpétrées par la famille de l'apostat, surtout si l'apostat s'exprime[73]. L'article 6 de la Constitution tunisienne de 2014 prohibe les accusations d’apostasie (takfir)[32]. Préserver sa Foi: Éviter Apostasie, Mécréance, Blasphème. L'expression « s'ils tournent le dos » fait l'objet d'autres traductions. Comment ajouter mes sources ? Reste à savoir ce que rejetaient ceux qui firent l'objet des guerres de ridda racontées dans la littérature des expéditions. Bien qu’il ait prétendu avoir reçu des menaces de mort, Edip Yuksel pense également que des apostats très médiatisés qui sont controversés devraient être tués. Dans d'autres contextes encore, elle peut désigner la loi islamique elle-même[5]. » – al-Qorʾān, Sourate 36, Ya Sin, verset 38). Les hadiths sont des propos attribués à Mahomet et rapportés par divers témoins. Selon un sondage du Pew Research Center, mené entre 2008 et 2012, la proportion de musulmans soutenant la peine capitale pour l'apostat allait de 0,4 % au Kazakhstan à 78,2% en Afghanistan[33]. Chaykh Mouhammad At-Tâwîl déclare mécréants les moujassimah . ». En pratique : Quelles sources sont attendues ? L'islam est religion d'État, et une loi prévoit jusqu'à 1 million de dinars (8 000 €) d'amende en cas de prosélytisme, cette notion ayant une acceptation variable[84]. Sentant que leurs proches et les autorités islamiques ne leur fournissaient pas de réponses satisfaisantes, et ne disposant pas d'interprétations et d'informations alternatives sur l’islam sur Internet, ni de la capacité à communiquer entre eux sur les médias sociaux, ces personnes ont décidé d'apostasier[168]. « Celui qui change de religion, tuez-le[40] », Ce hadith est rapporté par l'imam al-Boukhari (mort en 870 / 256 AH) et n'est pas repris par Muslim (mort en 875 / 261 AH) dans son Sahih. Pour les musulmans, la sunna a les caractéristiques suivantes : elle est unique et immuable à tous les humains et tous les êtres. », « Tuer dans chacun de ces trois cas est consensuellement admis par les musulmans. Dans certains contextes, le terme sunna représente les pratiques religieuses surérogatoires[4], comme la prière ou le jeûne hors des cinq piliers. nécessaire]. Le mot sunna signifie en arabe « tradition », « loi », ou « cheminement ». « Étant donné qu'il a abandonné l'islam, il sera invité à exprimer son repentir. Il y a environ un millier d'apostats, qui sont persécutés. Renoncer à l'islam revient à renoncer à sa citoyenneté. Tout au long de l'histoire de l'islam, le prosélytisme et l'apostasie des musulmans ont été interdits par la loi[44],[2],[45]. Il s'est enfui en Malaisie, où il a été arrêté puis extradé à la demande de l'Arabie saoudite pour faire face à ces accusations[27]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les minorités chrétiennes ou hindoues ont l'interdiction d'afficher leur foi ou d'en faire part aux musulmans[106],[107]. L'islam est religion d'état et la charî'a islamique première source de législation. En Islam, l'apostasie a traditionnellement été considérée à la fois comme un crime d'ordre religieux et d'ordre civil ; la peine pour le premier inclut la peine capitale ou la prison, tandis que le second est passible de sanctions civiles[5],[61]. En 2015, Ahmad Al Shamri (en) est condamné à mort pour apostasie après s'être filmé en train de déchirer une copie du Coran[98]. La critique de l’islam est considérée par la loi comme un acte de sédition (Sedition Act hérité de la période coloniale). Selon la Biographie du prophète d'Ibn Hichâm, Mahomet dit à part aux musulmans près de lui qu'il attendait d'eux qu'ils tuent Ibn Saad, ce à quoi ils répondirent qu'ils attendaient son signal. nécessaire]. Il a été occasionnellement utilisé pour condamner la conversion de musulmans à une autre religion ou pour avoir tenu des propos relevant de l'athéisme. La dernière modification de cette page a été faite le 26 janvier 2021 à 06:56. Malgré l'apostasie de personnes anciennement musulmanes, certaines se reconvertissent à leur première foi. Si vous obéissez à ceux qui ne croient pas, ils vous feront retourner en arrière. », « Ô les croyants ! Ene non-musulman li capave vive dans ene l'état islamique et li capave pratique so religion aussi là-bas. Pourtant, l’apostasie croît jusque dans le monde arabe. D’autres soutiennent que la peine de mort est une sanction inappropriée[18],[19],[20],[21], incompatible avec les injonctions coraniques comme « Nulle contrainte en religion »[22] ou les versets 21 et 22 de la sourate 88, Al-Ghashiya (L’Enveloppante)[23] et/ou qu’il s’agissait d’une loi humaine adoptée par la première communauté musulmane pour prévenir et punir l’équivalent de la désertion ou de la trahison[24], et qu'elle ne devrait être appliquée que si l’apostasie devient un mécanisme de désobéissance et de trouble à l'ordre public (fitna)[25]. En Belgique, les ex-musulmans préfèrent cacher leur rejet de l’islam. Il est interdit de quitter l'islam ou d'émettre de l'incrédulité[135]. Son autre enfant, un petit garço Donc la condition pour que les œuvres soient nulles et caduques, c’est que la personne demeure sur l’apostasie jusqu’à mourir dans cet état. Suite à d'importantes pressions internationales, elle fut finalement autorisée à quitter le pays le 24 juillet 2014[157]. Mahmoud Mohamed Taha, exécuté par le gouvernement soudanais, alors que des milliers de manifestants protestaient contre son exécution[67],[68], et Faraj Fouda, victime d'extrémistes islamistes arrêtés et emprisonnés pendant 20 ans[69],[70], sont des exemples récents d'écrivains et d'activistes tués pour apostasie. L'association est plus grave que le meurtre. En route pour l'Australie, elle a été arrêtée par les autorités thaïlandaises à Bangkok alors que son père tentait de la ramener de force, mais Rahaf a réussi à utiliser les médias sociaux pour attirer l'attention sur son cas[99]. Et si elle est encore en vie, c’est grâce à l’enfant qu’elle portait et qu’elle vient de mettre au monde. On retrouve cette interprétation dans certaines traductions du Coran qui remplacent alors directement « s'ils tournent le dos » par « s'ils optent carrément pour l'apostasie »[38]. Ce qui annule l’islam Œuvre du grand savant et imam de la Sounnah Mouhammad ibn ‘Abdelwahhâb. Une tradition existe qui suffirait à justifier l'abolition de cette pratique pour peu que des gouvernements démocrates dans les pays concernés le souhaitent. Question : Je discutais récemment avec des chiites duo-décimains et voici quelques Hadiths qu’ils m’ont cité: Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) aurait dit une fois, en s’adressant à … Publié le 3 mars 2002; Dernières publications. » Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu'à, s'ils peuvent, vous détourner de votre religion. Ceux-là sont vraiment les égarés. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le grand savant et imam de la sounnah Mouhammad ibn ‘Abdelwahhâb a dit : Sache qu’il y a dix choses qui annulent l’islam : - La première: Le polythéisme dans l’adoration d Allah ‘azza wa djall. La dernière modification de cette page a été faite le 21 février 2021 à 04:10. Les deux mots ont une racine commune (RDD)[78] avec le sens de rejeter. Bien que le Coran ne comporte pas de versets clairs et indiscutables qui ordonnent de tuer les apostats (étalant toutefois, comme à son … Dans la théologie musulmane, ce terme signifie « tradition prophétique ». Le blog de islam-sounnah. La sunna chez les chiites s'appuie sur les narrations de la famille du prophète (Ahl al-Bayt). Apostasie dans l'islam : définition de Apostasie dans l . Cette définition est aussi bien valable pour l'homme que pour la femme. Cette conception traditionnelle et millénaire des fiqhs islamiques à la fois sunnites et chiites, varie comme suit selon les différents madahib[50],[30],[51] : Cependant, selon l'historien du droit Sadakat Kadri (en), alors que l'apostasie était normalement punie de mort, les exécutions étaient rares car « il était largement admis » que tout accusé apostat qui « se repentait en prononçant la chahada » (lâ illâha illâ-l-lâh → "Il n'est point de divinité, si ce n'est Allah") « devait être pardonné » dans cette dounia et voir sa punition différée au Jour du jugement. Des musulmans réformateurs contemporains tels que les coranistes Ahmed Subhy Mansour (en)[64], Edip Yuksel (en) et Muhammad Shahrour ont souffert d’accusations d’apostasie et de demandes d’exécution, émises par des ecclésiastiques islamiques tels que Mahmoud Ashur, Mustafa Al-Shak’a, Mohammed Ra’fat Othman et Yusif Al-Badri[65]. « [dans] une culture dont la religion, les principes religieux et la moralité religieuse sont la pierre angulaire, l’apostasie est en quelque sorte l'équivalent de la haute trahison dans l’État-nation moderne. Le Conseil est dirigé par Maryam Namazie, qui a reçu le titre de laïciste de l’année en 2005 et a fait face à des menaces de mort[169].